J’ai été au gym donc je peux manger une poutine

La compensation calorique, savez-vous ce que c’est? Apprenez-en plus sur ce comportement plus commun qu’on le pense et comment tenter de le contourner.

La compensation calorique

C’est quoi?

C’est un comportement qui nous arrive généralement tous à un moment ou un autre. Le mot le dit : on compense pour les calories qu’on a consommées. Il se présente de 2 façons :

  • On compense avant : On fait une séance intense de spinning, on réalise qu’on a brûlé 600 calories et on se dit qu’on peut bien manger 1 hamburger ou 2 beignes si on le veut, parce qu’on vient de faire une grosse dépense énergétique.
  • On compense après : On a trop mangé (on a peut-être perdu le contrôle ou on a seulement arrêté d’écouter nos signaux de satiété) et on se sent plus ou moins bien. On pense donc qu’on doit aller dépenser ces excès en faisant plein d’activité physique ou encore en se privant de nourriture pour le prochain repas, la prochaine journée, etc.

Mais… si je compense, je ne prends pas de poids?

L’alimentation est plus que la somme des calories ingérées et dépensées. La prise de poids est également influencée par une multitude de facteurs (internes et externes) et adopter une attitude de compensation calorique pour contrôler son poids peut s’avérer très difficile.

  • D’abord, compenser pour ses calories devient très difficile mentalement : on doit être très conscient des calories qu’on dépense (pour savoir ce qu’on « peut » manger) ou on doit se forcer à faire de l’activité physique pour dépenser les calories d’un aliment alors que l’activité physique devrait être faite dans un esprit de plaisir.
  • Sinon, on peut développer des comportements compensatoires qui frôlent les troubles du comportement alimentaire comme sauter des repas ou arrêter de manger pendant une longue période de temps alors qu’on a faim, comportements malsains qui doivent être pris en charge par un professionnel de la santé.
  • Ensuite, s’alimenter en ayant en tête la compensation calorique peut être très restrictif à la longue. Ainsi, si  l’occasion d’aller faire du sport ou de sauter un repas ne se présente pas, on peut refuser certains aliments très caloriques puisque nous n’aurons pas la possibilité de dépenser lesdites calories. Les situations sociales peuvent donc devenir très difficiles et on s’empêche de manger certains aliments à certains moments alors que nous devrions manger ce qui nous plaît lorsqu’on le veut.

On compense nos calories si…

Liste non exhaustive :

  • On va au gym parce qu’on se sent mal d’avoir mangé (nom de l’aliment)
  • On se sent obligé d’aller faire du sport pour dépenser (nom de l’aliment)
  • On se dit des phrases comme : je peux ben manger (nom de l’aliment) je suis aller au gym aujourd’hui/3 fois cette semaine/…
  • On est conscient du nombre de calories dépensé au gym et cela influence notre alimentation
  • On fait des « cheat day »
  • On se sent obligé de diminuer nos portions ou sauter un repas ou modifier notre alimentation après avoir mangé un plus gros repas

La solution

La compensation calorique survient généralement parce qu’on a une alimentation rigide. On classe des aliments comme « bons » et « mauvais » et on essaie le plus possible de s’interdire les aliments « mauvais ». Lorsqu’on les consomme, on doit compenser puisqu’ils sont « mauvais » et ne correspondent pas à l’alimentation rigide qu’on a.  La vérité c’est qu’une alimentation consciente où tous les aliments sont vus comme permis et où l’activité physique est pratiquée pour le plaisir est l’approche à adopter. Arrêtons de se priver de certains aliments ! Cette privation augmente notre désir de les consommer et lorsqu’on a ENFIN l’occasion des consommer on en prend beaucoup trop et beaucoup trop rapidement ce qui occasionne un sentiment de culpabilité qui provoque chez certains le besoin de compenser.

T-O-U-T les aliments sont permis. Il faut seulement réaliser que certains aliments devraient être consommés sur une base quotidienne alors que d’autres sont à consommer à l’occasion en portion raisonnable.

Marjolaine Cadieux, Dt.P., M. Sc (c)

 

 

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